Montauban, 5 décembre 2019 (AFP) – Un homme de 57 ans a été inculpé et emprisonné pour le meurtre de deux femmes à Montauban en novembre, après une violente dispute sur "3 000 euros de loyer", a-t-il déclaré. jeudi le procureur de Montauban.

Un garçon de 17 ans, fils et petit-ami des victimes, qui avait été inculpé et emprisonné peu de temps après, a été libéré mercredi et le juge d'instruction "tiendra compte de sa" dissolution lors de l'interrogatoire ", a déclaré le procureur Laurent Czernik dans un communiqué. libération

Les corps de la mère de 38 ans et de la petite amie de 18 ans ont été retrouvés dans une maison à Montauban. La mère était allongée au rez-de-chaussée et avait reçu une balle dans le cou ainsi que de nombreuses blessures par arme blanche. Le corps de la jeune femme se trouvait au premier étage, tué par une arme à feu.

C'est le jeune homme, lui-même blessé par une arme à la main, qui a donné l'alerte jeudi le 14 novembre vers 04h00. Il avait averti les voisins en disant qu'une troisième personne était entrée dans la maison, avait tué sa mère et était "à l'époque" avec sa petite amie.

Au cours de sa deuxième audition devant les enquêteurs, l'homme de 57 ans qui vit à Montauban et "vit des revenus d'environ une vingtaine d'appartements et de biens immobiliers qu'il possédait" a expliqué "qu'il conduisait la nuit pour réclamer près de 3 000 euros de loyer non payés par votre locataire ", indique le communiqué.

– Bloqueurs téléphoniques –

Il était armé d'un "canon d'arme juxtaposé" et de "bloqueurs pour l'empêcher d'appeler." "Il s'était chargé de charger deux cartouches et d'en prendre trois autres et avait déclaré que la conversation s'était intensifiée et qu'il s'était battu avec le fils de la victime."

"Au cours de la confrontation, deux coups de feu ont été tirés, blessant mortellement les deux femmes. Pour le moment, leurs aveux n'expliquent pas les nombreuses blessures par arme blanche reçues par une victime", a déclaré le procureur.

Plusieurs éléments ont permis de confondre le propriétaire. Son téléphone portable "a été éteint la nuit des événements" et "une paire de lunettes contenant son ADN et celui de la jeune victime se trouvant dans la chambre du jeune couple" a été retrouvée.

En outre, "deux objets identifiés comme antennes de bloqueurs de smartphones ont également été trouvés dans cette pièce". Lors des perquisitions, trois autres antennes de blocage provenant de la même boîte ont été retrouvées chez lui ", a déclaré le procureur.

Enfin, "des échantillons analysés très rapidement (…) ont permis d'identifier des traces de sang du mineur et de sa petite amie victime sur le volant du véhicule interrogé".

L’accusation va maintenant étudier "le libellé des demandes supplémentaires concernant l’accusation du propriétaire pour tentative de meurtre de l’enfant". Les enquêtes continueront à "définir le plus fidèlement possible" le cours des événements.

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