Les ministres du PD font frémir

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Si hier nous avons raconté les enthousiasmes et les illusions, nous voulons aujourd'hui rappeler la fragilité. L’évolution inattendue de la crise est déjà en soi un motif d’instabilité: les paroles jusqu’au vendredi 23 août dernier restent là pour le souvenir futur et les accusations actuelles. Aucune des raisons pour les insultes et les vetos échangés entre 5Stars et Pd n'a échoué.

Les 5 étoiles sont toujours la société inexploitée de personnes largement dépourvues d’art et d’art, avec la colle du "vaffa", dirigée par un chef dépourvu du minimum de qualités politiques permettant de maintenir les positions du fait de la nature de son parti: l’employeur, avec un actionnaire majoritaire (Davide Casaleggio) qui tire les revenus nécessaires de l’existence même du mouvement pour la survie de ses activités entrepreneuriales et sociales (la plate-forme Rousseau financée par les parlementaires et la publicité est un instrument de communication et de contrôle de système). Avec une sorte de gourou de plus en plus vague entre rester et partir.

Le Parti démocrate, c’est ce que nous savons: les groupes parlementaires sont en partie aux mains de Renzi qui attend le bon moment pour reprendre le contrôle et la direction du parti ou procéder à une scission créant un conteneur pour toute la zone de centre gauche, libéral-démocrate-catholique. Dans cette situation, il ne semble pas étrange que Renzi ait mis en marche le processus d’approche du grillini. Si les élections avaient eu lieu, la plupart de ses hommes n'auraient pas été soumis à nouveau et le groupe de direction, dont Zingaretti est un instrument, aurait pris le contrôle des parlementaires. Avec la perte de poids et de manœuvrabilité qui en résulte pour le jeune homme politique de Rignano sull & # 39; Arno.

Alors que la semaine dernière a fait un pas en avant qui a précédé et influencé la direction du PD (et a mis la 5Stelle en difficulté pour l'attaquer de la manière la plus vulgaire et la plus voyous qui soit), demain, une fois le gouvernement mis en place, Renzi pourra commencer à critiquer et à stimuler (qui peut même être en bonne santé) au gouvernement jaune-rouge et ses composants.

Et puis, il y a un élément d'incohérence et de fragilité ontologique qui concerne l'ensemble du Parlement actuel. Il a été élu avec le Rosatellum, la loi élaborée par Ettore Rosato, exposant Pd de Renzian Observance, à la contribution du même grillini: un gâchis qui réunit des coalitions et des partis individuels; une modeste majorité dérive; et, enfin, l'insulte la plus grave adressée aux Italiens qui croient en la République et à la Constitution, influence directe du bouleversement de Tangentopoli (dont le préjudice peut être observé encore aujourd'hui): l'abolition du vote préférentiel. Et cela, dans un pays où existent des partis léninistes tels que la Ligue, des employeurs tels que Forza Italia et, surtout, 5Stelle, et le PD lui-même (qui célèbre périodiquement des congrès publics) signifie l'expropriation du droit de choisir de ses représentants.

Ennemis d'une ouverture du système certainement Lega et 5Stelle et peut-être aussi d'autres: les groupes dirigeants sont ainsi garantis (pour être honnête, le système a été introduit avec le Porcellum de Calderoli) dans le choix de leurs employés hommes dans les assemblées dans lesquelles ils n'apporteront pas les testaments, les orientations et les opinions de leurs électeurs (non identifiables) mais ceux de leurs principaux maîtres. La Cour constitutionnelle, si pressante de déclarer (trop tôt) inconstitutionnelle, la loi prévoyant le second tour n'a pas réglé ce problème explosif qui éclate jour après jour, sapant les fondements de l'État démocratique.

Il est possible que le gouvernement jaune-rouge soit formé et que les ambitions personnelles démesurées du groupe Pomigliano d’Arco soient réduites à la réalité concrète d’une négociation. Cependant, préparons-nous aux difficultés de la mise en place de deux cultures institutionnelles opposées, de deux approches irréconciliables de nombreux thèmes abordés. Si nous dansions avec Salvini, Di Maio et Conte, nous devons nous résigner à danser aussi avec Conte, Di Maio et Zingaretti.

Ce serait déjà un excellent résultat à surmonter, indemne, des événements cruciaux à venir, Brexit, financier, des relations avec l'Europe (position modérée sur le budget et sur la dette et révision substantielle des traités de Dublin), des investissements. Si nous réussissons, nous aurons obtenu un bon résultat et nous serons prêts à célébrer les élections. Attention: si le système ne change pas, devenant proportionnel avec un vote de préférence, nous n’aurons rien accompli, en effet nous continuerons à descendre dans l’enfer dont nous nous trompons et qui nous reste.

Ps: les noms des ministres du Pd en circulation font frémir. Marco Minniti, l’un des responsables des relations publiques les plus expérimentés, les plus concrets et les plus compétents, fait défaut, par exemple.

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